L’équipement des Poilus en 14-18.

Nous vous proposons une étude sur l’équipement des Poilus lors de la Première Guerre mondiale. Ces objets sont issus de collections privées des membres de l’association qui deviennent des témoignages de cette période et permettent une compréhension de ce conflit notamment autour du thème l’expérience combattante. Ceux-ci deviennent cent ans après la fin du conflit des témoignages nouveaux et attractifs auprès des jeunes générations et doivent être conservés comme des souvenirs mais également des pièces historiques voire archéologiques.  Depuis 2012 ces pièces de collections sont utilisées dans un cadre pédagogique.

 COMMENT EXPLIQUER L’EXPÉRIENCE COMBATTANTE DU SOLDAT FRANÇAIS D’APRÈS SON EQUIPEMENT ?

LES COIFFURES MILITAIRES ET LEURS ÉVOLUTIONS.

 LE CASQUE ADRIAN

Coll privée.

Coll Lebreton.

 

Le Casque Adrian de l’infanterie française modèle 1915 est inspiré des coiffures militaires du Moyen Âge. Cette coiffure militaire  fut distribué aux troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale.  Lors de la première année de guerre en 1914 les médecins français ont remarqué que 77% des blessures se portaient sur la tête du fait des éclats d’obus et de la protection d’un simple képi en toile. Un casque en acier fut donc conçu pour protéger le combattant des éclats d’obus  par le sous-intendant militaire Louis Adrian dans l’urgence et face aux énormes pertes de soldats engagés dans la guerre des tranchées. La majorité des blessures étant à la tête. Il remplaçait une cervelière en acier adoptée en février 1915 (distribuée à raison de 700.000 exemplaires) et qui fut distribuée à partir de septembre 1915, d’où le fait de parler du casque « modèle 1915″. La première de cette coiffure fut utilisée lors de l’offensive de Champagne de septembre 1915. Les Allemands développeront  également un casque d’acier dit « Stalhelm » en 1916 pour remplacer le casque à pointe en cuir. Les Italiens utiliseront également le casque Adrian durant ce même conflit et il sera exporté après la guerre. Après la Grande Guerre ce casque est légèrement amélioré en 1926 : « modèle 1926″. Ils ont servi en 1940 et ont été largement distribué à la défense passive de l’époque.

Evolution des pertes et blessures en comparaison avec l'évolution des coiffures militaires françaises.

Evolution des pertes et blessures en comparaison avec l’évolution des coiffures militaires françaises.

 

Divers coiffures françaises en 14-18. Coll Lebreton

Divers coiffures françaises en 14-18. Coll Lebreton

 L’UNIFORME FRANCAIS.

L’uniforme et l’équipement du fantassin Français de la première guerre mondiale se distingue en deux phases : lors de l’entrée en guerre (1914) le fantassin français est équipé du même uniforme que celui de la guerre de 1870. En fait sans se l’avouer, l’état-major veut gagner cette guerre avec le même uniforme avec lequel la France l’avait perdu en 1870-71. Cette uniforme ayant la particularité d’être composé d’un pantalon rouge ou « garance » et d’une capote bleu. Ce pantalon rouge est traditionnel dans l’armée française et dans sa représentation auprès de la société française. Pourtant cet uniforme n’est pas adapté à cette nouvelle guerre.

La seconde phase commence dès 1915, notamment après les carnages des premiers mois de la guerre, et ce, jusqu’à la fin du conflit. L’armée Française dote ses fantassins d’un uniforme commun et plus adapté aux conditions du terrain, dit uniforme « bleu horizon » qui dissimule les Poilus à l’ennemi.

 

  L’EQUIPEMENT QUOTIDIEN DU POILUS

Le paquetage du soldat Français est composé du havresac du modèle 1893 est particulièrement inconfortable car formé d’un cadre en bois entouré d’un tissu solide. Il contient 10kg d’équipement : gamelle, brodequins, effets personnels, vivres. Le fantassin est également équipé d’une gourde (modèle 1877) d’une contenance d’un litre  ou de deux litres pour l’eau et surtout le vin ou la « gniole » (alcool fort) : certains soldats pouvaient dire que : « c’est grâce au bidon de  deux litres que nous avons gagné la guerre ».

Il est recouvert d’une housse de couleur bleu horizon possédant une étiquette pour l’identification la gourde du soldat. Le bidon se porte en bandoulière grâce à une sangle de cuir réglable.

Le bidon

« Un soucis me hante, celui de mon bidon, perdu par un Homme qui devait me le rapporter plein d’eau, et que je n’ai plus revu. [...] J’ai mon sabre, j’ai mon képi, j’ai mon sac. Mais je n’ai plus mon bidon. [...] Plus de bidon ! C’est un malheur. » Maurice GENEVOIX dans son recueil « Ceux de 14« .

 

L’équipement utile au combat se compose de deux cartouchières disposées en avant du ceinturon et la troisième dans le dos, très inconfortable, pour le fusil Lebel modèle 1886/93.

L’équipement des poilus est constamment amélioré, ainsi que son armement : Le fusil Lebel en dotation au début du XXe siècle reste dans les lignes mais le mousqueton berthier fait son apparition, c’est une arme maniable et plus courte que le Lebel  qui est plus pratique et maniable dans des tranchées. Ces fusils sont dotés de baïonnettes notamment celle du Lebel surnommée « rosalie ». S’y ajoute des couteaux de combats (« le vengeur »).

Le matériel s’adapte aux nouvelles armes de la guerre, notamment pour prévenir les attaques aux gaz asphyxiants,  des masques à gaz sont distribués aux soldats. L’équipement s’adapte à la vie dans les tranchées : périscopes de poche à fixer au bout du fusil, pinces coupes barbelés, y compris des pièces d’armures comme au Moyen-Age.

Ci-dessous : ensemble de l’équipement quotidien du poilu avec de gauche à droite : cartouchière, gamelle, Havresac type « as de carreau », boite de ration mdle 1918, ceinturon et le « bidon de 2l » mdle 1877.

 

Poilu avec son "barda".

Poilu avec son « barda ».

La protection contre les gaz : Le masque anti-gaz.

 

La première attaque aux gaz a eu lieu en 1915 à Ypres, cette nouvelle arme offensive issue de la guerre industrielle est utilisée pour la première fois par les Allemands. Commence alors une véritable « guerre des gaz ». Chaque belligérant développe ces nouvelles armes offensives mais également des système de protection pour protéger ses troupes. des masques anti-gaz sont même développés pour les chevaux. Nombreux ont été les soldats touchés par ces armes, développant de nouvelles pathologies comme les brulures du système respiratoire et des yeux.

 

 

LE MEDICAL

Sont présentés ici quelques éléments des services médicaux de l’armée française lors de la Première Guerre mondiale, a savoir un képi d’officier médecin couleur pourpre, un brassard pour infirmier ou infirmière, un pansement.

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