Exposition guerre aérienne à Blois

Loir-et-Cher - Blois – Éducation

Des lycéens s’intéressent aux combats aériens

11/03/2016 05:38

Alice et Arthur de Notre-Dame-des-Aydes devant une radio embarquée d'époque. - Alice et Arthur de Notre-Dame-des-Aydes devant une radio embarquée d'époque.

Alice et Arthur de Notre-Dame-des-Aydes devant une radio embarquée d’époque.

 

 Durant la dernière guerre mondiale, le ciel loir-et-chérien s’est embrasé d’avions en flamme, abattus au cours des raids aériens menés par les alliés face à la redoutable contre-offensive allemande. Du Perche à la vallée du Cher, une cinquantaine d’appareils français, britanniques, américains et allemands ont terminé leur vol guerrier dans les champs et les forêts. Si une majorité des débris furent récupérés au fil du temps, de nombreux sites conservent secrètement en terre des vestiges ensevelis.

Les Amis du Musée de la Résistance ont répertorié des lieux de crash et poursuivent les recherches, en partenariat avec le lycée Notre-Dame-des-Aydes. Ainsi, des élèves de première et terminale, conduits par Ludovic Lebreton, professeur d’histoire-géographie, mènent des investigations pour mettre en lumière ces trésors historiques. Samedi, Alice et Arthur, membres de l’équipe de recherche, présentaient au public le fruit des découvertes communes:« Ces combats aériens s’expliquent en partie par la base de Pruniers (DA 273 Romorantin) où les Allemands stockaient leurs matériels et munitions. Informés de l’endroit stratégique par des renseignements locaux, les Alliés s’approchaient des hangars pour tenter leur destruction », précisaient les jeunes historiens, en ajoutant« Nos travaux ont débuté voici trois mois, mais ils se poursuivent ».
De fait, ces investigations sont un prélude à un travail de longue haleine, comme l’explique Jean-Cyrille Péroteau, directeur d’établissement
: « Pour aller plus loin, nous allons nous rapprocher des institutions habilitées. Notamment pour un appareil entier, signalé dans le sud du département. Nous estimons ces recherches à deux ans. » L’histoire reste à suivre.

Cor. NR: Michel Lomba

 

Les objets présentés proviennent des collections de l’association Mémoire et Histoire.
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